vendredi 5 avril 2013

Rouge Tagada et Bleu fin du monde


Deux bandes dessinées très différentes, tant par le sujet que par le public visé, mais dominées chacune par une teinte principale.
Deux albums que j'ai aimés pour la beauté des dessins et pour leur belle unité graphique.

Le rouge Tagada, c'est celui du petit livre de Charlotte Bousquet et Stéphani Rubini. C'est le rouge des fraises Tagada dont Alex et sa copine Layla raffolent.


Deux adolescentes de 14 ans, deux meilleures amies, inséparables jusqu'à ce que l'une des deux tombe amoureuse d'un garçon. Alex ressent des sentiments amoureux pour Layla et se sent abandonnée... Son amie semble être partie sur une autre planète, ne s'intéresse plus à elle, jusqu'à ce qu'elle se rappelle finalement son existence le jour où elle a besoin d'elle pour s'entraîner à embrasser...


Une petite histoire pour les jeunes adolescentes, qui n'a rien d'extraordinaire en elle-même, si ce n'est qu'elle aborde délicatement l'ambiguïté des sentiments amoureux, mais dont la force réside dans les splendides dessins acidulés de Stéphanie Rubini.


Le bleu fin du monde, c'est celui de la couleur dominante de La fin du monde des Suisses Tom Tirabosco et Pierre Wazem  .
Une couverture surprenante, une fille couchée sous la pluie avec un gros poisson à côté d'elle (un silure, je l'ai appris après).


Un déluge de pluie, un père qui est hospitalisé, tombé dans le coma, et une jeune femme, un peu perturbée, dont la petite voix intérieure lui fait comprendre qu'elle a quelque-chose à résoudre pour se sentir mieux. Elle décide donc se rendre dans sa maison d'enfance afin d'aller s'occuper du chat resté tout seul. Malgré cette pluie battante qui tombe sans discontinuer.


Ambiance plutôt fantastique, légèrement inquiétante... La jeune femme rencontre une vieille dame qui parle avec le chat, et puis il y a cette pièce mystérieuse, en haut de la maison, dans laquelle il ne fallait pas aller...
Clairement pas le genre qui m'attire d'habitude mais devant un tel travail graphique, je m'incline.
Je suis admirative de cette superbe unité, cet effet charbonneux qui oscille entre le gris/noir, le bleu et le blanc, du début jusqu'à la fin.

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